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01/08/2009

Tranche de vie, et d'été.

 

Tranche de vie (et Hadopi)

 

Dimanche 5 Juillet, 23h55, Bld Barbès, Paris, dans ma voiture, j’attends tranquillement au feu rouge qui régule l’entrée de la rue Simart sur le boulevard... en écoutant une nouvelle émission de France Inter, ça parle de Cuba et de musique...

Ça pimponne derrière moi, un fourgon de police arrive à vitesse réduite, et passe benoîtement au rouge. Et continue tranquillement son p’tit bonhomme de chemin. Et ça me fait penser à Hadopi... Mais c’est n’importe quoi, gueule un diablotin intérieur qui aime susciter la polémique !!!

Mais je ne me laisse pas déstabiliser par cet olibrius virtuel, et je continue ma rotation patiente pour trouver une place de parcage pour mon char automobile ( je fais une poussée éruptive de québécois élémentaire, car je viens de raccompagner deux cousines du Québec, des vraies, qui ont teinté leur parlure de ce parfum unique made in joual) Donc, entre le feu rouge escamoté par le char policier, et la foultitude d’interdictions qui m’obligent à tourner pour trouver une place conforme aux obligations, je m’introspecte le cabochon sur toutes ces atteintes liberticides qui sont inscrites dans le code de la route. Pas spécialement parce que la loi m’en veut personnellement, mais sous prétexte d’éviter les accidents et les dommages à autrui, on m’oblige à respecter la priorité à droite, oui à droite, ce qui est une souffrance permanente pour ma conscience crypto-gaucho-anarcho-libertaire. On m’oblige à respecter des limitations de vitesse, même de nuit, sur autoroute déserte, quand mon fringant coursier 4 cylindres turbotés, freins à disques (pas des vinyles, ni des CD, c’est de la mécanique), pneus Michelin grand cru Bibendum 3 étoiles, et phares longue portée, quand ce Pégase de la route serait tout disposé à foncer à 145 chrono comme qui rigole, mais non, interdit, 130 max....

On m’oblige aussi à conduire à jeun, ou presque. Quand j’ai passé mon permis, un alcoolo motorisé responsable d’ un accident bénéficiait de circonstances atténuantes « l’a pas fait exprès, l’était saoul » Aujourd’hui, c’est circonstances aggravantes, t’as même plus le droit de manger un sandwich Bérurier en téléphonant à ton banquier, ou à ta copine, paf, P.V. !!! Quid du sandwich Bérurier ? Voilà, prendre une baguette , l’ouvrir dans le sens de la longueur, et disposer successivement trois tranches de saucisson, puis un morceau de bœuf bourguignon, puis un demi camembert, vous arrivez à l’autre bout de la baguette, il reste la place pour le dessert, une religieuse au café (ou au chocolat, c’est selon vos goûts) et pour faire glisser une demie de Beaujolais, ou de Rosé de Provence ; voilà un repas complet, équilibré selon les préceptes diététiques de Béru. Qu’est-ce qu’on disait au fait ?? Ah oui, c’est interdit au volant. Même au feu rouge. Que le fourgon de police escamota à 23h 55, ce dimanche soir. Bien sûr, je comprends que l’urgence d’une intervention nécessite des décisions parfois à la marge, voire hors de la marche normale des véhicules, mais là, ce n’était pas le cas, le fourgon roulotta tranquillement vers Barbès sans excès de vitesse, sans agitation superflue. Donc il y a des feux facultatifs, je ne sais pas ce qui les distingue des feux impératifs, ou alors je n’ai pas la qualification pour évaluer entre le facultatif et l’impératif, ce doit être ça.

Et pourquoi donc ça t’a fait penser à Hadopi ? M’interlocutez-vous avec à-propos ? Ben le code de la route, tiens pardi ! Le dit code a pour but d’éviter les accidents et de préserver des vies humaines, si possible. Au prix d’un arsenal de contraintes liberticides, puisque je n’ai pas le droit de franchir les stop, les lignes jaunes ou blanches, ni les feux colorés... Sauf le feu vert, qui est dans le sens de l’histoire depuis longtemps, même s’il ne le savait pas. (le vert de l’écolo, pour passer sans péril vers l’avenir)

Hadopi ,c’est comme le code de la route, ça part d’un bon sentiment, mais il faut le faire évoluer, et ne pas se tromper de cible. Et qui dit code, loi, régulation dit forcément contrainte. Le tout est d’évaluer quel sera le seuil de tolérance de ces contraintes, et les limites.

Par rapport aux années 50, un automobiliste de 2009 hurlerait à la mort devant toutes ces interdictions : interdit d’être ivre au volant, interdit de rouler à 200 avec une Ferrari, une Porsche, une Bugatti, une Jaguar, une Alfa-Roméo, une Mercédès, interdit de rouler avec 12 passagers dans une Fiat 500, ou une Deuche Citron, interdit de rouler sans assurance, ben oui, l’assurance auto n’est devenue obligatoire qu’en... 1958 !

Toutes ces contraintes qui ont amputé la liberté de l’automobiliste ont été imposées pour des questions de sécurité. Comme la ceinture du même nom. Quel était l’alibi d’Hadopi ? Préserver la création mise en danger par l’idée que tout étant gratuit sur Internet, il est devenu inconcevable pour pas mal de gens d’acheter de la musique, c’est totalement has-been comme attitude, et pour beaucoup l’idée de droit d’auteur est une notion surréaliste, qui n’aurait plus lieu d’exister... Ce qui nécessite des mises au point sur le statut de l’artiste, et rapidement.

Car tout le monde est bien d’accord pour payer l’ordi, les abonnements, les fournisseurs d’accès et tout le fourbi, on veut bien payer les tuyaux, mais pas ce qui circule dedans. J’aimerais bien que ça fonctionne aussi pour le carburant de ma vénérable voiture, mais non... C’est bête... Je dois être un peu has-been comme type.

Bon, il faut que j’y aille, traverser la France (en respectant les feux rouges) pour aller faire des confitures de mûres avec Luc et Clara, et pouvoir m’arsouiller au passage avec les pavés montargois, les nougâtines de Nevers, les pastilles de Vichy, pour la digestion sereine, et à moi les succulences fromagères du Cantal, de l’Aubrac et autres paradis verts. Et les derniers bulletins du front m’informent que la récolte de mûres s’annonce généreuse. On n’est jamais à l’abri d’une bonne nouvelle.

 

Norbert Gabriel

 

Pour la route agréablement musiquée à la carte, quelques bons vieux disques "L'homme de la Mancha" donnera la sérénade à la toute nouvelle  "Princesse Micomiconne", avec  un "Zipholo" de Chris Gonzales, et je suis en vue de Montaligère, et justement l'écho de Ricet...

Cré vin dieu!

Voilà l'été, les vacanciers vont arriver
Y s'en viennent on sait pas d'où
Y s'en vont par un autre bout
Voilà l'été, c'est l'invasion des vacanciers.


C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les sauterelles
Quand ça tombe, c'est pire que la grêle
D'un seul coup, on en voit partout
Y a vraiment que la pluie qu'arrive à en venir à bout, ouh!


C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, y sont comme la pluie
Quand elle vient, on lui dit merci
Mais on se sent mieux quand elle est partie
Cré vin dieu!
Voilà l'été, les vacanciers vont arriver
Y a qu'une chose que je comprends pas
C'est pourquoi qu'y viennent ici
Moi, quand je veux des belles vacances
Je monte à Paris
!

15:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Crévindieu, Montaligère !

(Flûte zut, j'avais dit que j'allais me coucher...)

Écrit par : Ephylie | 05/06/2011

Et puis d'abord, il faut aller en Angleterre pour respecter la priorité à gauche.
Na. ;-)

Écrit par : Ephylie | 05/06/2011

Les commentaires sont fermés.