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03/08/2017

Ecrire, pour quoi pour qui...

 

Que je sois née d'hier ou d'avant le déluge,
j'ai souvent l'impression de tout recommencer.
Quand j'ai pris ma revanche ou bien trouvé refuge,
dans mes chansons, toujours, j'ai voulu exister.

Que vous sachiez de moi ce que j'en veux bien dire,
que vous soyez fidèles ou bien simples passants
et que nous en soyons justes au premier sourire,
sachez ce qui, pour moi, est le plus important,
est le plus important.

Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, sagesse ou délire,
écrire pour tenter de dire,
dire tout ce qui m'a blessée,
dire tout ce qui m'a sauvée,
écrire et me débarrasser.
Ecrire pour ne pas sombrer,
écrire, au lieu de tournoyer,
écrire et ne jamais pleurer,
rien que des larmes de stylo
qui viennent se changer en mots
pour me tenir le coeur au chaud.

Que je vive cent ans ou bien quelques décades,
je ne supporte pas de voir le temps passer.
On arpente sa vie au pas de promenade
et puis on s'aperçoit qu'il faudra se presser.

Que vous soyez tranquilles ou bien plein d'inquiétude,
ce que je vais vous dire, vous le comprendrez :
En mettant bout à bout toutes nos solitudes,
on pourrait se sentir un peu moins effrayés,
un peu moins effrayés.

Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, tendresse ou plaisir,
écrire pour tenter de dire,
dire tout ce que j'ai compris,
dire l'amour et le mépris,
écrire, me sauver de l'oubli.
Ecrire pour tout raconter,
écrire au lieu de regretter,
écrire et ne rien oublier,
et même inventer quelques rêves
de ceux qui empêchent qu'on crève
lorsque l'écriture, un jour, s'achève...

En m'écoutant, passant, d'une oreille distraite,
qu'on ait l'impression de trop me ressembler,
je voudrais que ces mots qui me sont une fête,
on ne se dépêche pas d'aller les oublier.

Et que vous soyez critiques ou plein de bienveillance,
je ne recherche pas toujours ce qui vous plait.
Quand je soigne mes mots, c'est à moi que je pense.
Je me regardais sans honte et sans regrets,
sans honte et sans regrets.

Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, grimacer, sourire,
écrire et ne pas me dédire,
écrire ce que je n'ai su faire,
dire pour ne pas me défaire,
écrire, habiller ma colère.
Ecrire pour être égoïste,
écrire ce qui me résiste,
écrire et ne pas vivre triste
et me dissoudre dans les mots
qui soient ma joie et mon repos.
Ecrire et ne pas me foutre à l'eau.

Et me dissoudre dans les mots
qui soient ma joie et mon repos.
Ecrire et pas me foutre à l'eau.

Ecrire pour ne pas mourir,
pour ne pas mourir.

 

J'écris parce que personne ne m'écoute, je crie parce que personne ne me lit, et chanter des fois ça fout l'cafard... Néanmoins, faut vivre....

 

Malgré qu'en nous un enfant mort
parfois si peu sourit encore
comme un vieux rêve qui agonise
faut vivre...

Malgré qu'on fasse de l'humour noir
sur l'amour qui nous en fera voir
jusqu'à ce qu'il nous dise au revoir
faut vivre...

Malgré qu'à tous les horizons
comme un point d'interrogation
la mort nous regarde d'un oeil ivre
faut vivre...

Malgré tous nos serments d'amour
tous nos mensonges jour après jour
et bien que l'on ait qu'une vie
une seule pour l'éternité
malgré qu'on la sache ratée....

Faut vivre...

 

Mais comme dit Sardou,


Le monde est plus marrant,
C'est moins désespérant
En chantant.

 

Et que si c´est pas sûr
C´est quand même peut-être
...

 

répond Brel..

 

Il m'a fallu naître
Et mourir s'en suit
J'étais fait pour n'être
Que ce que je suis
Une saison d'homme
Entre deux marées
Quelque chose comme
Un chant égaré

Au bout de mon âge
Qu'aurais-je trouvé
Vivre est un village
Où j'ai mal rêvé

 

Finalement c'est Jean qui a raison...

 

Anne, Allain, Marcel, Michel, Jacques, Jean, merci de votre participation. Anne Sylvestre va fêter bientôt 60 ans de chansons, on n'est jamais à l'abri d'une bonne nouvelle...

 

Norbert Gabriel

17:03 Publié dans Blog, chanson | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Ecrire pour quoi, pour qui ? Pour survivre,pour ne pas mourir, pour toutes les raisons citées dans ces chansons, parce qu'on dort les uns contre les autres
On vit les uns avec les autres,
On se caresse, on se cajole,
On se comprend, on se console,

Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde, pour rêver quand la vie devient insupportable, mais si vous voulez rêver, braves gens,
Ça sera pas facile
Le rêve a pris la clé des champs
Il a quitté la ville
Arrive que le chansonneur
Aimerait bien se taire
Et planquer son petit malheur
Sous deux poignées de terre.

Alors Anne faites-nous des chansons
Et faites-nous-les tendres
Oui, faites-nous des chansons
Et nous les aimerons
Oui, faites-nous des chansons
Qui soient douces à entendre
Oui, faites-nous des chansons
Et nous les rêverons...

Merci à Anne et à Michel qui m'ont aidée à trouver les mots.

Écrit par : Danièle Sala | 03/08/2017

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